Krakowskie Koło Psychoanalizy Nowej Szkoły Lacanowskiej
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Présentation de la "Note sur l'enfant" de Jacques Lacan

Par Serge Dziomba

Précis, court, pointu, cette Note rédigée par Jacques Lacan en 1967 et destinée a madame Jenny Aubry est un point d'arret, une ponctuation marquant ce en quoi l'enfant est bien présent et concerné par la clinique psychanalytique d'orientation lacanienne.

 

Texte difficile a lire -l'embarras qui échoit de cette lecture est un pousse au travail formidable- il concentre comme seule une note peut le faire ce que Jacques Lacan enseigne a partir de son écoute de psychanalyste des dires des analysants, sur la famille, l'enfant et le symptôme. Trois parties se dégagent de la lecture.

 

La premiere
Elle porte sur < la famille conjugale > comme lieu et structure d'une transmission s'effectuant non pas en lien avec les besoins comme dans le regne animal, mais selon une autre logique impliquant le subjectif, le désir et la jouissance dans son noyau élaborable que Jacques Lacan écrit : < objet petit a >.

 

Cause et condition sont ainsi posées. Elles permettent l'examen des effets et celui des conséquences.

 

Ainsi, pour ce qui concerne les meres et les peres, Jacques Lacan les pose comme fonctions. Pour la mere, Il se dégage alors comme réponse l'importance de l'attention particularisée pour l'enfant meme quand cette réponse maternelle rate ; pour le pere qu'il vienne symboliquement faire exister un ordre pouvant venir pacifier ce que Jacques Lacan nomme ici < le désir maternel >. Autrement ce désir prend le visage d'un crocodile a la mâchoire béante prete a ce refermer sur l'enfant.

 

La deuxieme
Quelque chose donc se transmet, différent de l'harmonie naturelle, fait de sujets, de désir, de fantasme et d'objet petit a. Le symptôme montre le ratage structural ou dans la transmission quelque chose échoue a passer sans difficulté, simplement.

 

Soit < représentant de la vérité > du couple familial, le symptôme de l'enfant répond a ce qu'il y a de symptomatique dans la structure familiale, alors une clinique se dégage a partir de l'odipe ; soit le symptôme dominant est corrélatif a la mere : le pere n'a pas prise sur la mere comme femme, elle ne s'intéresse plus a lui en tant qu'homme et partenaire. La fonction < normalement > dévolue au pere de médiateur de la relation ne pourra jouer.

 

Dans ce cas l'enfant devient un < objet > vivant pris dans les filets du fantasme de la mere.

 

Alors, ou est l'enfant ? Comment est il situé dans la subjectivité de la mere, son désir ? Cette place occupée par l'enfant, est elle marquée de la fonction paternelle pour la mere, marque de la < loi > sur le désir ?

 

Si ce n'est pas le cas, ce que la Note indique pour l'enfant est qu'il se trouve en place de vérité de l'objet maternel, c'est a dire qu'il < réalise > la présence vivante au monde de ce qui se tient structuralement dans le fantasme l'objet petit a ,a savoir la part de jouissance avec laquelle le sujet a a faire.

 

La troisieme

 

Et la mere que devient elle ?

L'enfant, réalisant cette présence de l'objet a, devient ainsi un substitut de l'objet du fantasme, aimante la mere. La conséquence tragique en est, mais laissons Jacques Lacan le dire :  < Il (l'enfant) aliene en lui tout acces possible de la mere a sa propre vérité >. Parce que l'enfant donne (un) corps a cet objet petit a du fantasme, corps vivant il faut de plus qu'il soit protégé. La mere devient hyper protectrice et abusive.

 

La Note sur l'enfant a été discutée et commentée dans le cadre du Séminaire d 'Etudes du Cercle de Cracovie.

 

Ce travail fait de réflexions et d'échanges se poursuivra les prochaines séances par l'extraction de concept lié a la lecture de la Note et appuyée sur la clinique contemporaine.

 

Prochaines dates du Séminaire d'Etude : Le février, mars, avril, mai, juin, septembre, octobre. Lieu, heure.